Philosophie : inspirations

La vision du monde et le rapport au monde se construisent et se renouvellent au travers des rencontres et des résonances artistiques culturelles et spirituelles.
Traits de plumes qui résonnent comme autant de variations autour de réflexions intemporelles.
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Ecrire c’est comme voler… On oublie complètement le passage du temps. On oublie tout ce qui est accessoire dans la vie quotidienne : ces choses auxquelles on s’accroche, ou qui vous accrochent et vous égratignent, et qui n’ont aucune importance. Quand on vole, on a cette impression plus vaste et plus large, et on respire mieux. De l’autre côté de l’horizon ; ce qu’on ne peut atteindre qu’en volant , effectivement ou en étant sur une très haute montagne, ou sur la mer, ou tout simplement en regardant au fond de soi même, en vivant avec intensité quelque chose, une passion. On peut alors atteindre non pas cette surréalité, mais l’autre versant de la réalité.
J.M.G. Le Clézio

 

Celui qui souvent a choisi son destin d’artiste parce qu’il se sentait différent apprend bien vite qu’il ne nourrira son art et sa différence, qu’en avouant sa ressemblance avec tous. L’artiste se forge dans cet aller-retour perpétuel de lui aux autres à mi chemin de la beauté dont il ne peut se passer et de la communauté à laquelle il ne peut s’arracher.
Albert Camus

Je souhaite que quelqu’un ou quelque chose me touche assez fort pour que je devienne réel. Etre réellement, ce serait pour moi qu’une joie soit une joie et surtout qu’une douleur ait le droit d’être une douleur. Le réel ce n’est peut être pas du tout ce que je me représente. Peut être que tout simplement cela n’existe pas. Peut être que cela n’existe que comme désir.
Ingmar Bergman

 

Combien de morts, combien de renaissances m’a t-il fallu traverser pour qu’une once de liberté, d’authenticité, de vérité apparaisse au bout de mon pinceau. Les métamorphoses ont été violentes, les constructions de chrysalides nombreuses, avant que je devienne ce papillon butinant l’instant.
Fabienne Verdier

 

Pour libérer les mots qui parleront à tous et à chacun, l’écrivain ne doit-il pas descendre au plus profond de lui-même, là où s’étend cette terre qui nous est commune (laquelle ne se dissocie pas de sa part la plus intime, la plus singulière) cette terre où il n’est plus de divisions, où rien ne me sépare plus de toi, où tous nous ne sommes plus qu’un seul.
Charles Juliet

Fermée sur elle même, une histoire risque de mourir si on ne lui donne pas une autre dimension, si on ne laisse pas son temps propre se prolonger dans le temps extérieur, là où nous sommes, nous les protagonistes de toutes les histoires. Où rien n’a de fin.
Michelangelo Antonioni

 

C’est ce que je fais qui m’apprend ce que je cherche.
Pierre Soulages

 

Un jour le jour se lève et le vent du matin vous offre un mot-fenêtre, un mot –porte, qui fait entrer le soleil, le goût du sable et du désert, le rythme du fleuve et le chant des blés, les profondeurs d’une mémoire, l’inquiétude aussi.
Un jour une lettre chante devant vos yeux et raconte l’amitié, le sourire, le labour, les champs, l’éclair, la lumière et la rupture, le rire, la joie de penser, la volonté de traverser un pont, d’aller de l’autre côté, à la découverte de tout, de rien, simplement marcher, écrire aussi.
Marc-Alain Ouaknine

 

 L'expérience des livres est cette brèche par où le monde s'ouvre, et la possibilité de devenir autre.
Danièle Sallenave

Le rôle d’un chorégraphe consiste à inséminer l’espace, à rendre lisible l’espace entre les corps. L’écriture chorégraphique, comme la calligraphie, a deux fonctions : une fonction formelle et une fonction porteuse de sens. La danse est ainsi une manière de montrer la pensée dans le mouvement, de donner de l’esprit au corps. Le corps humain est un lieu très particulier de l’univers, le seul où peut se poser la question de la convergence entre l’instinct et l’intelligence, le charnel et le spirituel, le mystique et le physique. Dans un champs de l’indicible, le corps est le plus à même de répondre à ces questions.
Angelin Preljocaj

 

La fête , c’est le ciel d’un bleu belliqueux et à la même seconde le temps au précipité orageux . c’est un risque dont le regard nous suit et nous maintient, soit qu’il nous interpelle, soit qu’il nous ravise.  C’est le grand emportement contre un ordre avantageux pour en faire jaillir un amour.
René Char

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